“Oggi queste ricchezze accumulate appartengono a una piccola
donna artista, la quale, non contenta di averle restaurate
magnificamente, le conserva con amore.”
Anche l’inganno, l’astuzia, la certezza di sé, è la
contessa che le possiede, non Blondet39:
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39
ivi, pp. 76-77.
“Si Montcornet parle haut devant sa Virginies, madame lève un
doigt sur se lèvres, et il se tait. Le soldat va fumer sa pipe et
ses cigares dans un kiosque, à cinquante pas du château, et il
en revient parfumé. Fier de sa sujétion, il se tourne vers elle
comme un ours enivré de raisins, pour dire, quand on lui
propose quelque chose: ‘Si madame le veut’.
Quand il arrive chez sa femme de ce pas lourd qui fait craquer
les dalles comme des planches, si elle lui crie de sa voix
effarouchée: ’N’entrez pas!’ il accomplit militairement demitour
par flanc droit en jetant ces humbles paroles: ‘Vous me ferez
dire quand jepourrait vous parler…’ de la voix qu’il eut sur les
bords du Danube quand il cria à ses cuirassiers: ‘Mes enfants,
il faut mourir, et très bien, quand on ne peut pas faire
autrement!’ J’ai entendu ce mot touchants dit par lui en parlant
de sa femme “Non seulement je l’aime, mais je la vénère et
l’estime.’ Quand il lui prend une de ces colères qui brisent
toutes les bondes et s’échappent en cascades indomptables, la
petite femme va chez elle et le laisse crier. Seulement. Quatre
ou cinq jours après: ‘Ne vous mettez pas en colère, lui dit-elle,
vous pouvez vous briser un vaisseau dans la poitrine, sans
compter le mal que vous me faites.’ Et alors le lion d’Essling se
sauve pour aller essuyer une larme. Quand il se présente au
salon, et que nous y sommes occupés à causer: ‘Laissez.nous,
il me lit quelque chose’, dit-elle, et il nous laisse.”